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La boulimie : une pathologie qui présente différentes facettes

Bien se nourrir
Publié le 25/11/2013 - Mise à jour le 02/01/2015

la boulimieLa boulimie fait partie des troubles du comportement alimentaire (TCA). Reconnue comme une pathologie dans les années 70, elle a pour particularité le lien développé par une personne à l’égard de la nourriture. Plus souvent rencontrée chez les adolescentes ou les jeunes femmes, cette pathologie ne leur est pas pour autant exclusive.

Il ne faut pas confondre un excès de prise alimentaire chronique ou occasionnelle et la boulimie qui développe chez la personne une attitude impulsive et répétitive à l’égard de la nourriture, et cela, sans qu’elle y ressente du plaisir ou un besoin. En effet, contrairement à ce que l’on pourrait penser, lors de la crise, la personne boulimique ne prend pas de plaisir à manger ! L’autre caractéristique est le sentiment de culpabilité et de honte qui s’ensuit et qui va déclencher une sorte d’échappatoire par le biais de la purgation par le vomissement ou par des laxatifs, ou l’excès d’efforts physiques. Avec le temps, ce type d’habitude mène à des complications digestives et métaboliques (troubles du sommeil, du cycle menstruel, déshydratation, diabète, œsophagite, problèmes dentaires), qui viennent compléter les complications psychiques, et qui peuvent évoluer en dépression pouvant aller jusqu’au risque suicidaire.

Cette pathologie peut avoir différentes causes, mais d’une manière générale, le fait de s’alimenter de façon excessive va combler un manque. Contrairement à l’anorexique qui est dans le déni de son mal, la personne boulimique en a pleinement conscience, ce qui la conduit à la culpabilité et à cacher le geste de la honte (la seule échappatoire trouvée : la purgation).

Cette pathologie est difficile à détecter par les proches, il faut savoir qu’environ 70 % des personnes boulimiques ont un poids normal. Une personne boulimique va mettre en place tout un tas de stratagèmes pour ne pas être démasquée, dans la crainte qu’une personne ne vienne entraver la « solution » mise en place par celle-ci.

Cependant, les personnes souffrant de boulimie sont réceptives à l’aide, ce n’est pas pour autant qu’il faut minimiser la prise en charge ! Diverses méthodes thérapeutiques ont fait leurs preuves sur cette pathologie, psychothérapies individuelles, familiales, de groupe et TCC (thérapies cognitives et comportementales). Certains antidépresseurs peuvent aider à traiter le « degré » de compulsion, et le suivi nutritionnel et diététique peut être un bon complément.

Intervenir rapidement peut éviter d’en arriver à des situations plus délicates, comme l’hospitalisation.

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Un commentaire pour “La boulimie : une pathologie qui présente différentes facettes”

    L’article était plutôt intéressant, bien que je ne sois pas entièrement convaincu…

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