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Erotomanie ou un amour « réciproque » imaginaire

Couple
Publié le 13/05/2011 - Mise à jour le 31/12/2014

L’Erotomanie ou syndrome de Clérambault sont les nominations données à une maladie rare qui reste méconnue et dont les causes ne sont pas bien déterminées. Elle fait partie du « groupe » des psychoses, impliquant une déconnexion avec la réalité : il s’agit de l’obsession délirante envers une personne en ayant la conviction que cet amour (à sens unique) est réciproque.

Cette pathologie s’inscrit dans la durée, elle se rencontre plus particulièrement chez les jeunes et plus particulièrement la femme. Les personnes faisant l’objet de l’érotomanie sont généralement inaccessibles (chanteur, acteur…). L’érotomanie est l’amour obsessionnel donné à une personne, des personnes qui ont un statut social  important (avocat, médecin…), mais c’est aussi se donner la conviction que cet  amour est partagé. La naissance de cet « amour » dans l’imaginaire du malade est provoqué par l’autre, par des gestes qui seront sortis de leur contexte : en se passant les mains dans ses cheveux il/elle voulait me séduire, alors qu’il s’agit d’un geste anodin et sans oublier que ces deux individus ne se sont sans doute jamais rencontrés.

L’Erotomane essaie d’entrer en contact avec l’individu et cela par n’importe quel moyen, après plusieurs tentatives et échecs, sa réaction peut être extrême.

Elle est définie en trois étapes : dans un premier temps, l’érotomane est dans une phase d’espoir celle des trois qui durera le plus longtemps, il est dans l’attente que la personne se déclare vis à vis d’elle. La deuxième étape est celle du dépit amoureux, période qui est sensible, l’érotomane devient dépressif voir suicidaire ou il commence à devenir agressif. Puis la troisième étape qui est la plus dangereuse, regroupe la rancune autant obsessionnelle  que « l’amour » du départ et l’agressivité qui devient destructrice pour l’individu pouvant conduire au meurtre.

Les traitements soignent les symptômes et non la maladie en elle-même. Après la consultation psychiatrique, et de l’avancée  de la pathologie les soins se feront de manière régulière pour certains. Dans les situations les plus graves, il y a l’hospitalisation sous contrainte.

Il ne s’agit pas là d’une simple amourette passionnée, il est important d’être attentif vis-à-vis de comportements qui deviennent obsessionnels, surtout si l’on est extérieur à la situation.

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