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Les enfants au cœur du divorce

Enfant
Publié le 30/03/2011 - Mise à jour le 02/01/2015

Enfant et séparation

L’enfant ne peut divorcer de ses parents, une rupture du couple conjugal est toujours imposée aux enfants. Même s’ils désirent rester neutres toute séparation les concerne véritablement. Ce ne sont pas de simples spectateurs car ils subissent passivement les divorces, il est donc important que les parents en prennent conscience pour éviter les dégâts collatéraux.

Ils ne sont pas acteurs du divorce

L’enfant n’a aucune initiative à avoir lors d’un règlement judiciaire de la désunion, aucune décision à prendre. C’est l’affaire des parents auxquels incombe cette responsabilité, il est donc nécessaire de le rappeler sans cesse aux enfants afin qu’ils gardent leur juste place.

Aucune place n’est accordée à l’enfant dans les procédures de divorces. Il n’est pas impliqué directement et n’a pas voix au chapitre, quand bien même son mode de vie s’en trouve nécessairement affecté.

Il n’est pas même entendu comme témoin. Aucune déclaration des descendants ne peut en effet être produite au cours du divorce. Les témoignages indirects sont également irrecevables, qu’il s’agisse par exemple de l’attestation d’une grand-mère qui relate des propos tenus par ses petits-enfants.

Depuis 2007, le mineur capable de discernement doit être entendu par le juge dans toute procédure le concernant et cette audition est de droit lorsqu’il en fait la demande. Encore faut-il préciser d’une part, que le mineur peut refuser d’être entendu, d’autre part, que même s’il réclame d’être auditionné, cela ne lui donne pas le moyen de décider de son sort. C’est à tort que les enfants pensent qu’ils peuvent choisir ce qui leur convient et que leur avis passe avant celui de leurs père et mère. En les recevant et en les écoutant, le juge aux affaires familiales entend simplement rassembler divers avis et peser les intérêts en présence. Les sentiments exprimés par l’enfant ne sont que des critères parmi d’autres. L’enfant n’est aucunement un acteur de la situation.

Les enfants subissent passivement le divorce de leurs parents

Les enfants sont indirectement visés par la désunion car, bien que leur situation juridique ne change guère, leurs repères explosent. Les parents doivent en prendre conscience pour pallier cela et exprimer leurs choix dans le respect de l’enfant et de ses intérêts. Au contraire, ce dernier est souvent pris en otage pour régler un conflit conjugal. Ses père et mère oublient que leur rôle premier est d’assurer sa protection, son bien-être et son épanouissement. C’est la raison pour laquelle le législateur prône la coparentalité malgré la désunion, bien que la réalité soit moins réjouissante, au cours des années.

L’importance du maintien des relations familiales

 

Le fait que le couple conjugal se disloque ne devrait rien changer aux relations de l’enfant avec ses père et mère car « on est parent pour toujours », cependant il n’est pas toujours aisé de mettre cette coparentalité en pratique.

Dans de nombreuses ruptures, l’exercice en commun de l’autorité parentale par les père et mère est illusoire car l’un ou l’autre profite de petits dysfonctionnements pour raviver les querelles. En quelque sorte, l’enfant se trouve instrumentalisé par les adultes. Il est à la fois leur victime et leur otage.

S’il est évidemment difficile de demeurer présent dans l’univers de son enfant quand on en est journellement séparé, des parents laissent les liens s’effilocher jusqu’au point de rupture. Loin des yeux, loin du cœur. Par ignorance, négligence, voire malveillance, certains vont jusqu’à se désintéresser de son existence. Ils se soustraient à leurs obligations parentales en oubliant de téléphoner à l’enfant, de venir le chercher à la fin de la semaine ou en omettant de payer la facture de la cantine scolaire. Le droit français offre pourtant peu de remparts à un enfant privé de l’un de ses parents, hormis des mesures drastiques telles que la sanction pénale de l’abandon d’enfant. L’amour parental ne se décrète pas. Si l’on peut imposer à un enfant de rendre visite à son parent, il est malaisé en sens contraire de contraindre père ou mère à assumer l’enfant et à maintenir avec lui des liens affectifs.

Mon-Psychotherapeute.Com |Dominic Anton

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5 commentaires pour “Les enfants au cœur du divorce”

    La séparation ou le divorce est toujours un moment difficle vécu par l’enfant mais comment faire lorsque celui ne vas pas bien mais refuse de l’aide ou du moins du soutient, on ne peut pas le forcer…

  1. Mes parents ne m’ont jamais parlé de leur souhait de divorcer. Je me rappel mettre réveillé un matin et voir mon père partir avec ses affaires.

    Je pense que les parents devraient prendre plus la peine de prévenir leurs enfants…

  2. Nathalie, je m’autorise cette réponse, un enfant qui refuse de l’aide est un enfant qui va mal, aussi il est important en tant que parent(s) de l’amener à aller vers une aide en l’y accompagnant.
    Poser le fait que son malaise est sans doute gérable dans un contexte familial sera pour lui un bon moyen de pouvoir dire et entendre.
    Quel age à votre enfant ?

    Cordialement

  3. Dominic,
    il a 14 ans il est en plein dans l’adolescence combiné à notre divorce sa fait beaucoup… Il s’est renfermé sur lui-même à l’annonce et ne veut pas en parler, ni avec moi ni avec son père. Face à ce blogage je lui ai proposé d’aller voir une tierce personne (un psy) ce qui lui permettrai d’évacuer, le refus a été automatique.

  4. Bonjour Nathalie

    deux possibilités, aller en famille voir un professionnel formé à la thérapie familiale, autre possibilité faire venir chez vous un psychothérapeute familial.
    Cordialement

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