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La Violence

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Publié le 23/04/2013 - Mise à jour le 02/01/2015

Vie…. Viol…. Violence…

La vie :

La violence est présente au quotidien, dans les guerres entre certains pays, dans les banlieues des grandes cités, dans les collèges, dans certaines familles. L’humanité est-elle vouée à subir éternellement cette pulsion ? Qu’elles sont les sources de ce mal ? Est-ce génétique ? Psychique ? Culturel ? Cultuel ?

« Le terme de violence est dérivé du latin ‘violentia’, lui-même tiré du  radical grec qui désigne une simple force vitale sans connotation agressive… La violence représente un instinct de vie, de survie, une attitude de légitime défense. Un tel instinct peut être considéré comme tout à fait naturel, parallèlement à l’instinct sexuel et il se manifeste également dès la naissance …Il est donc logique de le voir se manifester  de la façon la plus authentique  et la plus brutale au cours de la première enfance et aussi de la voir conflictuellement réactivée au moment de la crise d’adolescence». (Car à cette période l’ado veut tester et repousser les limites des adultes.)

Nous pouvons constater que cet instinct de vie est nécessaire, mais qu’il doit être canalisé, au même titre que l’instinct sexuel, dès la petite enfance, au cours de l’éducation. Il faut apprendre le respect d’autrui dès le plus jeune âge pour que ces effets négatifs de la violence  soient limités à l’adolescence. Mais lorsque les limites sont inconnues, certains individus, psychologiquement et socialement mal éduqués,  cet instinct de violence, associé à l’instinct sexuel, devient de l’agressivité.

«L’agressivité caractérise des attitudes ou des comportements qui visent à porter atteinte à l’intégrité physique ou psychique d’un autre être, voire le détruire»

L’agressivité est étroitement liée à la frustration, donc un enfant à qui les éducateurs n’ont jamais posé de limites, se sentira perpétuellement frustré chaque fois qu’il rencontrera ces limites dans la vie en société. Par contre, les mêmes conséquences peuvent naître si certaines cultures et religions sont trop exigeantes, rigides ou éducateurs dévalorisants et peu affectueux.

Mais il ne faut pas confondre l’agressivité avec « l’irritabilité » qui est une façon de réagir à une provocation même légère.

Le viol :

Le viol ne se rencontre pas seulement chez les abuseurs sexuels, il peut se trouver chez chaque individu qui dépasse les limites permises : il y a ceux qui violent la loi, le code de la route, ceux  qui violent l’intimité d’une famille ou d’un couple, comme les  « paparazzi ». Il y a mille et une façons de dépasser les limites ou de violer.

Pour les parents incestueux, comme pour les pédophiles ou les violeurs, la plus part ont été eux mêmes maltraités, ce qui ne veut pas dire que tout ceux qui ont été maltraités deviennent des mal-traitants !

La violence :

Qu’est-ce qui pousse un individu à dépasser les limites, à dévier cette violence ?

Boris Cyrulnik nous informe qu’il y aurait une influence dela Sérotoninequi rendrait certains individus plus hyperactifs que d’autres, mais cela ne serait pas déterminant.

Savez-vous que les premières limites se construisent dès le berceau ?

Lorsque la mère est trop fusionnelle avec l’enfant, si elle ne sait pas interpréter les pleurs du bébé et quelle décide à sa place ce qu’il veut exprimer : (faim, chaud, froid, douleurs ou simple fatigue) les neurones de l’enfant ne peuvent  se « brancher » correctement, car c’est en répondant aux vrais besoins de l’enfant qu’il construit son expérience. (Si non, ce sont les racines de la psychose qui s’installent). Les mères ont un rôle important dans l’éducation de l’enfant : si celui-ci a plus d’importance que le père et qu’elle lui donne la place de ce dernier, il y a un grand risque pour que l’enfant et plus tard l’adolescent grandisse dans la toute puissance et devienne un délinquant  ou un dictateur ! C’est le père qui doit représenter la loi, (et non pas les grands frères, il ne doit pas y avoir confusion des générations.)

C’est peut-être à cause de toutes ces informations que le ministre de la santé avait chargé l’INSERM, de faire un rapport sur le thème intitulé: « des troubles de conduite : de la clinique à la recherche ».Mais après le tollé des spécialistes de l’enfance, le gouvernement a reconnu que c’est la souffrance de l’enfant qu’il faut traiter, et ils ont mis en valeur la notion  d’accompagnement de la famille ou de l’enfant, que ce serait plus efficace que de les traiter en psychiatrie et médication dès la maternelle.

L’Agressivité :

Nous pouvons constater qu’il y a maintes causes à l’agressivité, pour certains il s’agira d’immaturité psychique, tous les stades le l’évolution n’ont pas été franchis, leur développement s’est fixé au stade « sadique-anal » à cause, sans doute, d’un traumatisme dans l’enfance ou de parents eux-même immatures qui n’ont pas su poser un cadre. La personne a grandi intellectuellement, mais son environnement ne lui a pas permis d’apprendre à connaître et à sentir les limites à ne pas dépasser. Ces individus ne se sentent jamais coupables, ils sont dans la toute puissance et sont incapables d’empathie.

La Culpabilité :

Pour d’autres personnes, en revanche, ont un sentiment de culpabilité inexplicable et ont un besoin inconscient de se faire punir et ce ressenti les poussent à la délinquance.

«Le vol a la double signification de représailles et d’une revendication.»

«Certains meurtriers…ne s’en prennent qu’aux prostituées, leur motivation serait à chercher dans leur relation- aux femmes- immature et complexe, s’enracinant dans la relation à la mère, à la fois objet d’amour et de frustration.»

Mais l’agressivité  peut être verbale, nous pouvons l’observer souvent dans les relations professionnelles où le harcèlement est pratiqué pour décourager le personnel et le pousser à démissionner. Certains pervers peuvent aussi pratiquer le harcèlement gratuitement, sans aucun objectif, si ce n’est celui de détruire.

C’est pourquoi, dès qu’un enfant donne des signes de violence il ne faut pas hésiter à consulter pour détecter quelles sont les sources de ces revendications. Manque-t-il d’amour ? De limite ? Subit-il lui-même des maltraitances ? Se sent-il coupable à tord ? Chaque fois que la souffrance est soignée l’enfant retrouve un comportement plus docile.

A travers le dessin, le rêve éveillé, je détecte rapidement les sources de sa souffrance, la relaxation et la visualisation positive vont l’aider à surmonter ses souffrances, ce qui va lui permettre de grandir et de s’épanouir.

Bibliographie : Dictionnaire de psychopathologie, édition Puf

Mon-Psychotherapeute.Com | Madeleine Julliard

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