Quels sont les différents types d’antidépresseurs disponibles ?

Quels sont les différents types d’antidépresseurs disponibles ?

Les antidépresseurs ne forment pas une seule catégorie de médicaments. Plusieurs familles sont utilisées dans le traitement de la dépression, chacune regroupant des molécules qui partagent certaines caractéristiques pharmacologiques. Les noms ISRS, IRSN, imipraminiques ou IMAO correspondent à ces grandes classes.

En France, la classification utilisée dans les recommandations distingue plusieurs groupes dont la place dans la prescription n’est pas identique. L’Assurance Maladie cite notamment les ISRS, les IRSN et certains autres antidépresseurs parmi les options proposées en première intention, tandis que les imipraminiques et les IMAO occupent une place plus restreinte. Cette classification permet surtout de savoir de quelle famille relève un médicament prescrit.

Les ISRS parmi les principales classes d’antidépresseurs

Le sigle ISRS désigne une famille qui agit de façon sélective sur la recapture de sérotonine. Elle comprend plusieurs molécules couramment prescrites, parmi lesquelles le citalopram, l’escitalopram, la fluoxétine, la fluvoxamine, la paroxétine et la sertraline.

Ces médicaments appartiennent à une même classe parce qu’ils partagent une caractéristique pharmacologique commune. Pour le patient, le nom de la molécule peut donc être différent alors que le médicament reste classé parmi les ISRS.

Cette famille occupe une place importante dans les prescriptions actuelles. L’Assurance Maladie la cite parmi les options utilisées en première intention dans les épisodes dépressifs pour lesquels un traitement médicamenteux est indiqué.

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Les IRSN constituent une autre classe d’antidépresseurs

Le sigle IRSN correspond à des médicaments qui agissent sur la recapture de deux neurotransmetteurs, la sérotonine et la noradrénaline. La duloxétine, le milnacipran et la venlafaxine appartiennent à cette classe selon la classification présentée par l’Assurance Maladie.

Les IRSN forment une famille distincte des ISRS tout en appartenant eux aussi aux antidépresseurs fréquemment utilisés. Le détail de leur action dépend ensuite de chaque molécule et de son profil pharmacologique.

Sur une ordonnance, la présence de l’un de ces noms indique donc une autre classe au sein du même ensemble thérapeutique, tout en restant dans la catégorie des antidépresseurs.

Les autres classes d’antidépresseurs regroupent plusieurs profils de molécules

Tous les antidépresseurs disponibles ne se rangent pas parmi les ISRS ou les IRSN. Certaines molécules sont réunies dans un groupe plus hétérogène souvent présenté comme celui des autres antidépresseurs.

L’Assurance Maladie mentionne notamment la miansérine et la mirtazapine parmi les médicaments pouvant être proposés en première intention. D’autres molécules, comme l’agomélatine ou la tianeptine, peuvent être utilisées dans des situations plus particulières en raison de leur profil d’utilisation et des précautions qui les accompagnent.

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Cette catégorie rappelle que la classification des antidépresseurs ne repose pas uniquement sur deux grandes familles. Plusieurs médicaments possèdent des propriétés pharmacologiques suffisamment différentes pour être classés à part tout en étant utilisés contre les épisodes dépressifs.

Les antidépresseurs tricycliques ou imipraminiques forment une classe plus ancienne

Les antidépresseurs imipraminiques, souvent appelés tricycliques, constituent une famille historique de médicaments antidépresseurs. Elle comprend notamment l’amitriptyline, la clomipramine, l’imipramine, la doxépine et la trimipramine, ainsi que plusieurs molécules apparentées.

Cette classe reste disponible, mais elle n’occupe généralement plus la même place que les ISRS ou les IRSN dans la stratégie thérapeutique. L’Assurance Maladie indique que les imipraminiques peuvent notamment être envisagés lorsque des traitements utilisés auparavant n’ont pas apporté le résultat attendu.

Leur présence dans la classification reste néanmoins importante. Une prescription d’amitriptyline ou de clomipramine relève bien d’un antidépresseur tricyclique, même si ces médicaments appartiennent à une génération plus ancienne.

Les IMAO sont une classe d’antidépresseurs aujourd’hui moins utilisée

Le sigle IMAO désigne les inhibiteurs de la monoamine oxydase. Cette famille est aujourd’hui beaucoup moins fréquemment utilisée dans le traitement courant de la dépression. L’Assurance Maladie mentionne notamment les IMAO-A parmi les options auxquelles le médecin peut avoir recours dans certaines situations.

Le moclobémide appartient à cette catégorie des inhibiteurs sélectifs de la monoamine oxydase A. D’autres IMAO ont existé ou restent accessibles dans des cadres beaucoup plus particuliers, mais ils ne représentent plus une famille utilisée aussi largement que les ISRS ou les IRSN.

La classification actuelle des antidépresseurs réunit donc plusieurs familles qui coexistent dans les traitements disponibles. Les ISRS et les IRSN occupent une place majeure, tandis que les autres antidépresseurs, les imipraminiques et les IMAO complètent l’éventail des classes pouvant être rencontrées selon la situation clinique et la molécule prescrite.

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