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Des mots pour guérir

Actualités par nos pros
Publié le 02/04/2013 - Mise à jour le 02/01/2015

Nous avons tous dit ou entendu ces expressions : j’en ai plein le dos de toutes ces histoires ou bien, je n’ai pas digéré tel  conflit. Il existe un lien entre le mal de dos ou les problèmes digestifs de ces individus et le stress qu’ils ont subi. C’est ce qu’on appelle des maladies psychosomatiques. En outre, les « non dit » faussent les relations et les rendent pathologiques, mais grâce aux mots on peut guérir tous ces maux.

Le poids des mots

D’autres personnes ne ressentiront pas ces souffrances physiques, mais serons plus ou moins dépressives. C’est pourquoi, certaines acceptent de venir « vider leur sac » et mettre des mots sur les malaises qu’elles ressentent. Il faudra  aller chercher dans leur enfance les paroles entendues et enfouies dans le passé, qui les ont dévalorisées, blessées, bloquées. En retrouvant ces situations, se sentant écoutés et compris, les patients se déculpabilisent et se libèrent. Car ils peuvent exprimer ce qu’ils ont refoulé, parce qu’ils n’ont pas pu ou pas su le dire pour se défendre à cette époque.

Les lapsus :

En simplifiant les explications, on peut dire que le lapsus consiste à exprimer exactement le contraire de ce que la personne avait l’intention de dire, car il révèle la contradiction entre ce qu’elle pense et le message qu’elle se croit obligée d’émettre. Son inconscient l’a trahie.

Homo sapiens ?

J’explique souvent aux enfants qui se battent avec leur fratrie, que les animaux se battent parce qu’ils n’ont pas la parole pour s’expliquer ! Mais les adultes sont ils plus sages ?

Sans cerveau pas de mots

Mais d’où nous vient cette possibilité de nous exprimer avec des mots ? Nous avons tous entendu parlé de l’aire de Broca ?

Dès le 19ème siècle, « Broca sera le premier à montrer que les manifestations du langage dépendent de l’intégrité d’une portion de l’hémisphère gauche du cerveau » Il s’est appuyé (par autopsie) sur le cas d’un soldat qui était devenu incapable d’exprimer par le langage, ses sentiments et ses idées, alors que son intelligence semblait inchangée. Mais d’autres chercheurs ont contribué à localiser le siège de la parole : Jean-Baptiste Bouillaud, Mr.Gall et un certain Mr  Dax , mais le Professeur Broca décide de publier son bulletin scientifique pour la faculté, affirmant plus précisément, que le siège du langage articulé se situait dans l’hémisphère gauche du cerveau.

Les mots difficiles à formuler :

Le cerveau nous permet d’exprimer nos pensées et nos sentiments, toutefois notre pudeur nous inflige des limites : des mots tabous,  par exemple ceux qui concernent la sexualité ou bien ceux qui évoquent la mort.

En toutes circonstances il faut trouver les expressions justes, sincères, surtout si nous voulons faire passer un message, de plus il vaut mieux les émettre calmement si nous voulons être écoutés, compris et convaincants. Il y a aussi les mots que l’on regrette, qui ont dépassé la pensée, et notre fierté nous rend  quelques fois difficile le devoir d’énoncer des excuses, de demander pardon.  Il arrive dans d’autres cas, de ne pas dire simplement bonjour ou merci! Le pire, c’est quand nous ne savons plus formuler des mots d’amour ou de tendresse envers son entourage affectif, et si le malheur nous séparent, ces mots  que nous n’avons  pas prononcé  nous laissent des regrets et peuvent retarder le travail du deuil.

Les mots qui tuent

Ce sont les mots empoisonnés qui alimentent la rumeur. La presse parlée ou écrite et à présent internet, s’en nourrissent, nous gavent et nous écoeurent. Qui sont ces affabulateurs ? A qui profitent ces manipulations ? Qui leur accorde du crédit ? Ces nouvelles voies de communication favorisent la canalisation des fantasmes des émetteurs et des récepteurs : ce sont des fantasmes infantiles sur la sexualité des parents, ou bien un transfert des peurs primaires de l’autorité parentale, transférées sur les autorités politiques actuelles. « Les rumeurs existent bien, avec leur cortège de crédules, d’affabulateurs et de manipulateurs dont la durée sera celle des sociétés humaines. »

Le mot que j’entends le plus souvent :

C’est le mot « peur » : peur d’être grondé, de rater des examens, de ne pas être à la hauteur de son travail, peur du regard des autres, de leur opinion, toutes ces angoisses résument la  crainte de ne pas ou ne plus être aimé.

Beaucoup de personnes ont la hantise de la maladie, de la vieillesse et de la mort.

Dans tous les cas, en psychothérapie, les mots sont indispensables pour prendre conscience de ses désirs, des regrets enfouis, et de les gérer pour le mieux. Pour cela il est nécessaire de garder ou de retrouver confiance en soi, pour pouvoir prendre de la distance par rapport aux regards et aux dires d’autrui.

BIBLIOGRAPHIE : « Cerveau et Psycho »
« La rumeur, histoire et fantasme », de Pascal Froissart

Mon-Psychotherapeute.Com | Madeleine Julliard

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