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Alcool festif et accoutumance

Actualités par nos pros
Publié le 24/06/2013 - Mise à jour le 02/01/2015
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De nombreuses drogues sont issues des plantes, l’alcool est un produit de la décomposition et la fermentation de sucre contenu dans les fruits. Ce qui explique que l’alcool existe depuis qu’il y a des peuples sédentarisés.

Les causes :

Cela commence à l’adolescence, pendant les premières fêtes l’adolescent pense qu’il faut  être différent pour être soi-même. S’il a  des difficultés de communication, comme l’alcool désinhibe ils se sert de cet outil pour un rite de passage, pour s’intégrer au groupe, aller vers les autres. Cela lui permet d’avoir plus de rencontres et plus d’échanges, il n’a plus de blocage et de timidité.

De plus, l’ado a besoin de retrouver l’illusion de la maitrise de son corps et l’alcool lui procure cette sensation de maitrise, ce qui est un leurre….L’alcool lui permet de compenser un malaise ou une angoisse, il croit à un outil de la toute puissance, mais c’est faux. Il faut renoncer à la toute puissance.

Mais lorsque l’alcool devient une accoutumance chez  l’adulte, il y a toujours une cause inconnue, inconsciente : des difficultés, de communication, mais surtout pour verbaliser ses émotions. De plus un manque de confiance en soi qui ne permet pas de s’affirmer, de dire Non. Cette faible estime de soi entraine la peur de déplaire, de faire des erreurs, d’où des difficultés à évoluer en autonomie. Ces personnes ont souvent une production imaginaire limitée, ce qui les bloque dans leurs projections dans l’avenir.

Mais le plus souvent, d’après mon expérience professionnelle, ces personnes ont subi des chocs traumatiques dans l’enfance ou à l’adolescence, ou bien, des adultes qui ont subi un changement professionnel ou personnel brutal dans leur vie. Tout est source de culpabilité et d’angoisses inconscientes qui génèrent un  stress permanent, d’où compensation et addiction.

Les conséquences :

Sous l’effet de l’alcool les adolescents et même les adultes changent de comportement, ils deviennent agressifs, déclenchent des bagarres, ils subissent une baisse de vigilance, oubli de préservatif entre autres…Ils ressentent un sentiment  trompeur de sécurité et de toute puissance, et c’est là le risque d’accident en prenant leur voiture pour  rentrer chez eux.

Les conséquences peuvent être psychologiques voir même psychiatriques, ils peuvent devenir jaloux, paranoïaques, et cela peut aller jusqu’au délire.

Du côté de la santé, les organes tels que le pancréas, le foie et le cerveau sont surmenés et cela peut aller jusqu’au comma éthylique.

« Car l’alcool est une substance psycho-active, c’est un produit qui modifie le fonctionnement psychique en agissant sur les cellules du système nerveux central, produisant différents effets : sont modifiés ou altérés le fonctionnement entrainant des changements de perception, l’humeur, la conscience, le comportement et diverses fonctions psychiques et organiques »

C’est pourquoi l’alcool levant les inhibitions sociales et personnelles, a un pouvoir calmant contre  l’anxiété et la dépression. De plus il permet de fuir la réalité en modifiant l’état de conscience et les facultés mnésiques.

Le regard des autres

Les lendemains sont douloureux, outre le mal de tête et la bouche pâteuse, le récit de leur entourage, qui leur décrit leur démarche chancelante, leur attitude agressive, leur prise de danger sur la chaussée, les couvrent de honte, de tristesse, d’humiliation. D’autant qu’ils n’ont aucun souvenir, ils ont l’impression qu’on leur parle d’un étranger, quelques fois ils ont perdu leurs papiers d’identité et se coltinent les complications que cela entrainent. Tout cela par peur d’être exclu du groupe ! Mais n’est-ce pas le contraire qui est atteint ?

Comment vient la dépendance

L’alcool comme toutes drogues, active le circuit de la récompense, ce qui explique les effets d’euphorie et de plaisir. Mais ce plaisir fait place peu à peu au malaise qui se traduit par des pulsions difficilement contrôlables et pour chasser ce malaise  il faut de plus en plus d’alcool pour obtenir les effets apaisants tel que l’euphorie ou une certaine sérénité temporaire. Si ces pulsions ne sont pas satisfaites, le manque ressenti entraine le mal-être voire la dépression, et la dépendance s’installe.

Les croyances à déprogrammer

Dans toutes les civilisations, (sauf peut-être chez les islamistes), les hommes ont une attirance pour l’alcool et lui reconnaissent des vertus : ne dit-on pas que l’on va prendre un remontant, comme si c’était un médicament, l’eau de vie serait-elle  un fortifiant ? Ou bien on deviendrait plus spirituel en buvant un vin spiritueux, et pour dire que l’on est devenu mature on annonce qu’on a pris de la bouteille. Et ce fameux dicton qui vous conseille : peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse !  Alors entre amis on trinque par habitudes sociales, on prend l’apéritif pour ouvrir l’appétit et le digestif pour digérer ! Car l’alcool fait parti de notre culture. Mais  n’oubliez pas, « pour votre santé attention à l’abus d’alcool »….

Reprogrammation du bon narcissisme

Nous apprenons récemment, qu’un médicament, le Baclofène, prescrit normalement pour les malades atteints de sclérose en plaque, serait efficace pour guérir de l’alcoolisme. C’est bien, mais ce n’est pas la meilleure façon de régler le problème. Il serait plus sérieux que ce médicament accompagne une psychothérapie afin que la personne qui souffre de ce symptôme puisse acquérir la confiance en soi qui lui manque, ou bien qu’elle puisse retrouver la cause de ce symptôme, car il y a toujours une souffrance cachée qui pousse à la compensation et à l’addiction.
Avec l’hypnose cela devient tout à fait accessible, rapide et sans souffrance.

Bibliographie : Article de J.BOUTILLIER :
Alcoolisme, alcool, dépendance alcoolique

Mon-Psychotherapeute.Com | Madeleine Julliard

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